PNLT-RDC

Le Programme National de Lutte contre la Tuberculose en République Démocratique du Congo, PNLT-RDC en sigle est un programme spécialisé  du Ministère de la Santé de la République Démocratique du Congo.

La mission du PNLT consiste au contrôle de la tuberculose et plus tard à son élimination comme problème de santé publique.

Pour ce faire le programme devra :

·        veiller à ce que toutes les personnes atteintes de tuberculose aient accès à un diagnostic et à un traitement efficaces pour guérir ;

·        enrayer la transmission de la tuberculose ;

·        réduire la charge sociale et économique inéquitable de la tuberculose ;

·      appliquer les nouvelles technologies et les approches innovantes de prévention, de diagnostic et de soins pour faire barrage à la tuberculose ;

·        contribuer au contrôle de la tuberculose et son élimination comme problème de santé publique en RDC.

·  Pour y parvenir l’approche d’intégration des activités de lutte contre la tuberculose dans les structures de soins de santé primaires (SSP) est recommandée conformément à la stratégie de renforcement du système de santé. 

Les objectifs du programme de lutte contre la tuberculose de la RDC sont :

 ·         Assurer la couverture efficace de service de lutte contre la maladie sur toute l’étendue          du pays ;

·         Réduire de 90% le taux d’incidence de la TB en RDC (<10/100 000 habitants) ;

·         Réduire de 95% le taux de décès dû à la TB

Stratégies de lutte contre la tuberculose en RDC

La stratégie de lutte contre la tuberculose (TB) en RDC se base sur la stratégie mondiale après 2015.

 Elle prend en compte la vision, le but, les objectifs et les cibles à atteindre tels que fixés par la stratégie mondiale. 

Elle comprend trois composantes soutenues par cinq systèmes. 

Un monde sans tuberculose, ce qui signifie Zéro décès, et plus de morbidité ni de souffrances dues à la tuberculose. 

Mettre un terme à l’épidémie mondiale de tuberculose. 

  • Réduire de 75% le nombre de décès dus à la TB (par rapport à 2015);
  • Réduire de 50% le taux d’incidence de la TB (<55/100,000 habitants);
  • Faire en sorte que plus aucune famille ne supporte des coûts catastrophiques liés à la TB.

 

  • Réduire de 95% le nombre de décès dus à la TB (par rapport à 2015);
  • Réduire de 90% le taux d’incidence de la TB (<10/100 000 habitants);
  • Faire en sorte que plus aucune famille ne supporte des coûts catastrophiques liés à la TB.

 

  1. Diagnostic précoce de la TB (y compris les tests universels de sensibilité aux médicaments) et dépistage systématique ;
  2. Traitement de tous les malades de la TB, y compris les formes résistantes, et soutien aux patients ;
  3. Activités de collaboration contre la coïnfection TB/VIH et prise en charge des comorbidités ;
  4. Traitement préventif des personnes à haut risque et vaccination contre la tuberculose.

  1. Engagement politique avec des ressources adaptées pour les soins et la prévention;
  2. Collaboration renforcée des communautés, des organisations de la société civile et des prestataires de soins publiques et privés ;
  3. Politique de couverture sanitaire universelle et cadres réglementaires sur la notification des cas, les statistiques d’état civil, la qualité et l’utilisation rationnelle des médicaments et la prévention de l’infection ;
  4. Protection sociale, réduction de la pauvreté et actions sur d’autres déterminants de la TB.

  1. Découverte, mise au point et adoption rapide de nouveaux outils, de nouvelles interventions et stratégies ;
  2. Recherche pour optimiser la mise en œuvre, l’impact de la mise en œuvre et promouvoir les innovations.

Structures du Programme National de Lutte contre la Tuberculose

Le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT) est l’un des programmes spécialisés du Ministère de la Santé. Il fait partie de la direction de la lutte contre les maladies.

Il est structuré de la manière suivante :

L’unité centrale du PNLT est un bureau de coordination de la lutte contre la Tuberculose.

Elle a pour rôles :

  • la conception et diffusion des directives techniques ;
  • la planification, la mobilisation et la gestion des ressources ;
  • l’approvisionnement en médicaments, réactifs et autres consommables de laboratoire ;
  • la supervision à tous les niveaux de la pyramide sanitaire;
  • le suivi et l’évaluation réguliers des résultats engranges dans la lutte contre la tuberculose;
  • l’élaboration et la mise en oeuvre d’une politique de lutte contre tuberculose multi résistantes et la coïnfection TB/ VIH en collaboration avec le PNLS ;
  • l’élaboration et l’exécution des projets de recherche en matière de tuberculose.
 

Elle comprend un comité de direction avec cinq divisions :

  • la division médicale ;
  • la division de suivi et évaluation ;
  • la division administrative et financière ;
  • la division de laboratoire ;
  • la division de la pharmacie.

 

L’unité centrale assure sa fonction de coordination à travers différentes plates-formes, notamment :

  • un comité scientifique et technique, où siègent les experts locaux, les organismes locaux et internationaux intéressés dans la lutte contre la tuberculose ;
  • un comité Feu Vert pour la surveillance et la prise en charge de la multi résistance.
  • Un TB-TEAM pour l’analyse et la recherche des ressources dans la lutte contre la tuberculose ;
  • un comité de pilotage TB/VIH pour la prise en charge des malades co-infectés ;
  • un comité PATIMED pour la gestion des médicaments antituberculeux.

Il est constitué par la Division Provinciale de la Santé (DPS) qui comprend en son sein d’une Coordination Provinciale de la Tuberculose et de la Lèpre (CPLT).

Les CPLT font partie du 2èmebureau (bureau d’appui technique ou corps de métiers) de la Division Provinciale de la Santé, chargé des activités relatives à l’organisation des prestations des services et de soins de santé. Pour des raisons d’efficience et d’économie d’échelle, le niveau intermédiaire combine la lutte contre la tuberculose et la lutte contre la lèpre. Les CPLT sont chargées de l’appui technique (formation, supervision, encadrement des collaborateurs des structures des zones de santé) et de l’appui logistique pour les activités de ces 2 programmes au niveau de chaque province. A ce niveau est également organise un laboratoire provinciale de référence de mycobactérie qui a pour fonction la supervision et le contrôle de qualité des examens de ZN Auramine, la préparation des réactifs, la formation du niveau périphérique, etc...

Les provinces ont été subdivisées en plusieurs divisions provinciales de la santé afin de rendre la lutte plus rapprochée de la base et donc plus efficace. Le bureau du médecin coordonnateur est composé d’au moins un infirmier superviseur et de deux techniciens de laboratoire. Les autres membres de la coordination sont mis en place en fonction des besoins de la coordination en accord avec la DPS suivant le cadre organique du Ministère de la santé.

La Zone de Santé(ZS) comprend :

  • Le Bureau central de la Zone de Santé (BCZS) avec l’équipe cadre de la Zone de Santé (ECZ) ;
  • L’Hôpital Général de Référence (HGR) ;
  • Les centres de santé (CS).

L’équipe cadre pilote le système de santé à ce niveau et assure le leadership intégré au niveau de la Zone de Santé. L’HGR et les CS sont les structures de prise en charge des malades dans la Zone de Santé.

Organisation de la Lutte contre la Tuberculose

La structure qui assure le diagnostic et le traitement des tuberculeux est appelée Centre de Santé de Diagnostic et de Traitement (CSDT). Le CSDT est l’unité fonctionnelle du PNLT. Parmi les CS de la ZS, certains suspectent la tuberculose chez les tousseurs et assurent le prélèvement et le transport des échantillons ainsi que le traitement, ils sont appelés Centres de Santé de Traitement (CST). Ce sont des structures satellites rattachées à un CSDT bien identifié et sont responsables de la surveillance de la continuité des soins auprès des malades pris en charge par le CSDT.

 

Le PNLT recommande qu’un CSDT desserve une population d’au moins 30.000 habitants (en fonction de la densité de la population, de l’accessibilité géographique, des distances à parcourir par la population….). Le CSDT doit être doté d’outils diagnostiques (un microscope avec objectif à immersion, tests de diagnostic rapide,…) endossés par l’OMS, mais aussi il doit être pourvu d’un personnel formé. Un échantillon de ces frottis sera également contrôlé régulièrement par le niveau supérieur suivant la stratégie nationale en la matière.

 

Chaque trimestre un superviseur prélevé un échantillon aléatoire de 12 lames examinées au niveau de chaque CSDT en vue de Contrôle De Qualité (CDQ) par le LPR.

Certains CSDT seront dotés des machines XPERT MTB/Rif en fonction de leur emplacement stratégique et du nombre des cas présumés multi résistants (MR) parmi les malades qu’ils prennent en charge.